§ 1. Le permis de conduire belge est délivré lorsque le requérant satisfait aux conditions suivantes:
1° avoir souscrit une déclaration certifiant qu'il n'est pas frappé d'une déchéance du droit de conduire les véhicules de la catégorie pour laquelle le permis de conduire est demandé; le requérant doit avoir satisfait aux conditions de réintégration à subir éventuellement en vertu de l'article 38, § 3, pour la conduite d'un véhicule de la catégorie pour laquelle le permis de conduire est demandé;
2° avoir réussi un examen pratique organisé par le Roi, portant sur les connaissances et l'habileté nécessaire à la conduite des véhicules de chaque catégorie pour laquelle le permis de conduire est demandé. Le Roi détermine les modalités de l'apprentissage;
3° avoir souscrit une déclaration certifiant qu'il est exempt des défauts physiques et affections déterminés par le Roi. Le Roi peut compléter ou remplacer cette déclaration par l'obligation de se soumettre à un examen médical.
4° avoir réussi un examen organisé par le Roi, portant sur la connaissance des lois et règlements, des comportements de nature à éviter les accidents, des éléments mécaniques essentiels, ainsi que des premiers soins à apporter en cas d'accident, concernant l'utilisation des véhicules de la catégorie pour laquelle le permis de conduire est demandé; le Roi détermine les modalités de l'enseignement.
§ 2. Est exempté des examens prévus au §1, 2°, 3° et 4°, le requérant qui produit:
1° soit un permis de conduire national étranger en cours de validité, délivré conformément aux dispositions applicables en matière de circulation routière internationale ou dont la validité est reconnue en vertu d'accords passés par le Roi. Le Roi peut subordonner cette exemption à des conditions de résidence du requérant dans l'État de délivrance du permis de conduire.
2° soit un certificat délivré par une autorité désignée par le Roi, attestant qu'il a réussi un examen jugé équivalent.
§ 3. Le Gouvernement flamand peut préciser les conditions et modalités applicables :
1° aux institutions et leurs agents chargés d’organiser les examens en vue de l’obtention du permis de conduire ou du certificat d’aptitude professionnelle ;
2° aux institutions et leurs agents ou aux personnes dispensant des formations :
a) pour obtenir un permis de conduire ;
b) dans le cadre de la formation continue à la conduite ;
c) pour obtenir ou renouveler un certificat d’aptitude professionnelle ;
d) aux accompagnateurs non professionnels des candidats au permis de conduire ;
3° aux opérateurs de formation qui dispensent des cours de formation et de perfectionnement aux candidats agents et aux agents des institutions visées aux points 1° et 2°, ou aux personnes visées au point 2° ;
4° aux personnes qui accompagnent les candidats agents et les agents des institutions visées aux points 1° et 2°, ou les personnes visées au point 2° pendant leur formation ;
5° à la commission qui statue sur un recours introduit à la suite d’un échec à un examen.
Le Gouvernement flamand peut déterminer les règles d’octroi, de refus, de renouvellement, de cessation, de suspension et de retrait de l’agrément des institutions et des personnes visées à l’alinéa premier, 1° à 4°.
Le Gouvernement flamand peut déterminer les règles relatives à la formation et au perfectionnement des candidats agents et des agents des institutions visées au premier alinéa, 1° et 2°, ainsi que des personnes visées au premier alinéa, 2°.
§ 4. Dans le cadre des compétences et tâches relatives aux formations et aux examens sur les connaissances et les aptitudes nécessaires à la conduite des véhicules de chaque catégorie, et relatives à la réglementation de l’aptitude professionnelle, les données suivantes sont traitées :
1° les données sur la formation en vue de l’obtention du permis de conduire, la formation dans le cadre de la formation continue à la conduite, la formation en vue de l’obtention ou du renouvellement du certificat d’aptitude professionnelle et la formation des personnes accompagnant les candidats, sur les personnes assistant à la formation et les institutions et leurs membres du personnel et les personnes dispensant des formations, y compris les certificats et les attestations délivrés ;
2° les données sur les examens pour l’obtention d’un permis de conduire et d’un certificat d’aptitude professionnelle et sur les examens pour le rétablissement du droit de conduire, les personnes qui se présentent aux examens et sur les institutions et leurs membres du personnel qui font passer les examens, y compris les certificats et attestations délivrés ;
3° les données sur les recours introduits dans le cadre de l’obtention du permis de conduire, de la formation continue à la conduite et de l’obtention ou de la prolongation d’un certificat d’aptitude professionnelle, sur les décisions prises sur ces recours et sur l’instance statuant sur les recours ;
4° les données sur la formation à la conduite et les examens des conducteurs de véhicules, y compris les documents qui en attestent ;
5° les données sur l’aptitude professionnelle des conducteurs de véhicules, y compris les documents qui en attestent ;
6° les données dans le cadre du contrôle de l’aptitude à la conduite des conducteurs et candidats conducteurs souffrant d’une réduction de leurs capacités fonctionnelles, y compris les certificats et attestations délivrés ;
7° les données sur les cours de formation et de perfectionnements organisés pour les personnes dispensant ou souhaitant dispenser des formations et pour les personnes organisant ou souhaitant organiser des examens, sur les personnes qui participent à ces cours de formation et de perfectionnement et sur les établissements et leurs membres du personnel et les personnes organisant les cours de formation et de perfectionnements, y compris les certificats et les attestations délivrés ;
8° les données sur les accompagnateurs des personnes disposant ou souhaitant dispenser des formations et des personnes qui organisent ou souhaitent organiser des examens pendant une formation ou un perfectionnement ;
9° les données dans le cadre d’agréments, de licences et d’autorisations et sur les agréments, licences et autorisations délivrés ainsi que des institutions et de leurs membres du personnel et des personnes qui les ont demandés et à qui ils ont été délivrés ;
10° les données sur les agréments, les licences et les autorisations suspendus, sur la date à laquelle la décision de suspension a été prise et sur la raison de cette suspension ;
11° les données sur les agréments, les licences et les autorisations suspendus et retirés, sur la date à laquelle la décision de suspension et de retrait a été prise et sur la raison de cette décision ;
12° les données sur le contrôle, les constats, les sanctions et les mesures ;
13° les données de contact et d’identification, y compris, le cas échéant, les signatures, les données du registre national et les données de l’entreprise, qui sont nécessaires au traitement des données mentionnées aux points 1° à 12°.
Lors du traitement des données visées à l’alinéa 1er, les données telles que visées à l’article 9, alinéa 1er, et article 10 du règlement (UE) 2016/679 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016 relatif à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données, et abrogeant la directive 95/46/CE (règlement général sur la protection des données) sont traitées. Les données visées à l’article 9, alinéa 1er, du règlement précité sont limitées à la mention que la personne est médicalement apte ou non, sans information sur l’affection éventuelle.
Le Gouvernement flamand peut préciser la liste des données visées à l’alinéa 1er, y compris les données relatives à la santé.
Les données visées à l’alinéa 1er sont collectées et traitées aux fins suivantes :
1° l’exercice des compétences et l’exécution des tâches visées à ou en exécution de la présente loi et de ses arrêtés d’exécution ;
2° la gestion des dossiers ;
3° le contrôle et le maintien des dispositions de la présente loi et de ses arrêtés d’exécution ;
4° des fins statistiques.
Les données qui sont collectées et traitées aux fins visées à l’alinéa 4, 4°, sont anonymisées.
Le Gouvernement flamand peut, tout en maintenant les finalités visées à l’alinéa 4, déterminer les finalités ultérieures du traitement.
Le Gouvernement flamand peut déterminer quelles des données visées à l’alinéa 1er peuvent être échangées entre ou avec d’autres instances publiques compétentes et entités chargées d’une mission d’intérêt public en exécution de la présente loi et de ses arrêtés d’exécution, et à quelles fins telles que visées à l’alinéa 6. Le Gouvernement flamand peut arrêter les conditions et modalités pour l’échange de données.
Le Gouvernement flamand fixe le délai maximal de conservation des données.
Les données à caractère personnel relatives à un agrément, une licence, une autorisation ou une désignation ne sont pas conservées au-delà d’une période de cinq ans après l’expiration de la validité de cet agrément, licence, autorisation ou désignation. Les données à caractère personnel autres que celles relatives à un agrément, une licence, une autorisation ou une désignation peuvent être conservées tout au long de la vie de la personne concernée. Les données relatives à un dossier sur l’application de la présente loi et de ses arrêtés d’exécution ne sont pas conservées plus de 30 ans après la constatation de l’infraction. En tout état de cause, les données à caractère personnel ne sont pas conservées plus longtemps que nécessaire aux fins pour lesquelles elles sont traitées.
Le Gouvernement flamand désigne une instance qui agit en tant que responsable du traitement pour le traitement des données visées à l’alinéa 1er.
§ 5. Les inspecteurs peuvent contrôler les institutions et les personnes visées au paragraphe 3 quant au respect de la réglementation relative à la formation et aux examens sur les connaissances et les aptitudes nécessaires à la conduite des véhicules de chaque catégorie et sur la réglementation relative à l’aptitude professionnelle, visées dans ou en exécution de la présente loi et de ses arrêtés d’exécution.
Le Gouvernement flamand arrête les modalités du contrôle visé à l’alinéa premier et de la désignation des inspecteurs chargés de ce contrôle.
En application de l’article 23, paragraphe 1, e) et h), du règlement (UE) no 2016/679 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016 relatif à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données et abrogeant la directive 95/46/CE (règlement général sur la protection des données), les personnes mentionnées à l’alinéa premier peuvent décider de ne pas appliquer les obligations et les droits, visés aux articles 12 à 22 du règlement précité, aux traitements de données à caractère personnel dans le cadre d’une enquête concernant une personne physique déterminée, si les conditions énoncées aux alinéas quatre à douze sont remplies.
La possibilité de dérogation visée à l’alinéa trois ne s’applique que pendant la période au cours de laquelle la personne concernée fait l’objet d’un contrôle, d’une enquête ou des activités préparatoires s’y rapportant, dans le cadre des missions décrétales et réglementaires des inspecteurs, visées à l’alinéa premier, et à condition qu’il soit ou puisse être nécessaire pour le bon déroulement de l’enquête que les obligations et les droits visés aux articles 12 à 22 du règlement précité ne soient pas appliqués. Le cas échéant, la durée des travaux préparatoires ne peut pas dépasser un an à compter de la réception d’une demande d’exercice de l’un des droits visés aux articles 12 à 22 du règlement précité.
Les données à caractère personnel ne sont pas conservées plus longtemps que nécessaire aux fins pour lesquelles elles sont traitées.
La possibilité de dérogation visée à l’alinéa trois ne concerne pas les données qui sont étrangères à l’objet de l’enquête ou du contrôle qui justifie le refus ou la limitation des droits visés à l’alinéa trois.
Si, dans le cas visé à l’alinéa trois, l’intéressé soumet durant la période visée à l’alinéa quatre une demande sur la base des articles 12 à 22 du règlement précité, le fonctionnaire compétent en matière de protection des données en confirme la réception.
Le fonctionnaire compétent en matière de protection des données informe l’intéressé par écrit, dans les plus brefs délais et en tout cas dans le mois à compter du jour suivant la réception de la demande, de tout refus ou limitation des droits visés à l’alinéa trois. Aucun motif de refus ou de limitation ne doit être fourni si cela porterait atteinte aux missions décrétales et réglementaires des inspecteurs, visées à l’alinéa premier, sans préjudice de l’application de l’alinéa dix. Si nécessaire, le délai précité peut être prolongé de deux mois compte tenu du nombre de demandes et de leur complexité. Le responsable du traitement informe l’intéressé de la prolongation et des motifs du report dans un délai d’un mois à compter du jour suivant la réception de la demande.
Le fonctionnaire compétent en matière de protection des données informe l’intéressé également sur la possibilité d’introduire une demande auprès de la Commission de contrôle flamande pour le traitement des données à caractère personnel conformément à l’article 10/5 du décret du 18 juillet 2008 relatif à l’échange électronique de données administratives, et de former un recours en justice.
Le fonctionnaire compétent en matière de protection des données consigne les motifs de fait ou de droit sur lesquels se fonde la décision. Il tient ces informations à la disposition de la Commission de contrôle flamande.
Une fois l’enquête terminée, les droits énoncés aux articles 13 à 22 du règlement précité sont, le cas échéant, appliqués à nouveau, conformément à l’article 12 du règlement précité.
Si un dossier contenant des données à caractère personnel visées à l’alinéa trois a été transmis au ministère public et peut conduire à des activités sous la direction du ministère public ou d’un juge d’instruction, et qu’il existe une incertitude quant au secret de l’enquête sous la direction du ministère public ou d’un juge d’instruction, le fonctionnaire compétent en matière de protection des données ne peut répondre à la demande de la personne concernée conformément aux articles 12 à 22 du règlement précité, qu’après que le ministère public ou, le cas échéant, le juge d’instruction a confirmé qu’une réponse ne compromet pas ou ne peut pas compromettre l’enquête.